|
Le logiciel à la traîne
Le choix d'un système d'exploitation laisse en fin de compte peu de place au choix: dans les faits, ce n'est pas tant le système d'exploitation en lui-même qui importe mais les applications et les pilotes disponibles. Le choix entre Microsoft Windows, Mac OS X ou Linux ne s'apparente pas à celui entre Ford, BMW et Volkswagen. On ne prend conscience du phénomène de verrouillage de Windows que lorsqu'on commence à s'intéresser à Linux.
Mon premier ordinateur avait une mémoire inférieure à celle d'un GSM, utilisait des cassettes audio comme stockage de masse et sa réaction la plus fascinante était obtenue en tapant "sys64738". Les périphériques dont dispose aujourd'hui le plus banal des ordinateurs étaient à peine imaginables à l'époque.
Le logiciel a certes évolué lui aussi mais pas dans les mêmes proportions: non seulement, l'utilisation d'un ordinateur demeure très complexe pour un débutant (pour vous en convaincre, donnez des cours d'initiation à un septuagénaire, capitaine retraité de la marine marchande) mais, pour un utilisateur averti, des opérations qui devraient être simples n'ont pas l'air d'intéresser les programmeurs. Par exemple, si le système gère correctement le multitâche, l'interface ne semble pas encore adaptée à ma propre utilisation quotidienne, soit quelque 7 applications avec chacune entre 5 et 10 fenêtres. Il m'importe de pouvoir passer très rapidement de l'une à l'autre. Ce point devrait être résolu avant d'envisager plusieurs machines virtuelles sur une même machine physique. Des solutions doivent bien exister (telles que des bureaux virtuels) mais, hormis dans le cas de Linux, elles ne sont pas encore intégrées aux systèmes d'exploitation.
|